Masque blanc
Blanc le masque de l'horreur
Qui déchire le ciel de cendres de l'aube
Frappe la terre ensanglantée de maïs piétiné
Transperce la chair de flèches atrophiées
Ça court, ça crie, ça meurt. Tout devient flammes, flammes et sang. Le rouge fuit dans une fumée hurlante, tout tourne.
Il faisait nuit, leurs torches font le jour pour le malheur et la mort.
Leur soleil est celui de notre dernier jour, nous l'alimentons.
La fumée est grasse des corps calcinés.
Blanc le masque de l'horreur
Ouvert sur les portes de la folie de fer
Les arbres, nos frères, les gens tombent chacun son tour
Epousent la terre pour se libérer de la terreur
Les cris se sont éteints avec mon peuple, ces hommes pâles sont repartis comme ils étaient venus, dans leurs chariots de haine, faisant le silence derrière eux.
Ils enfermeront les restes de nous, étoufferont ce qui braisait encore sous les morceaux inertes. Les têtes se sont courbées, nous aimons nos enfants, nous les préférons enchaînés mais vivants, nous sommes peut-être faibles, qu'en penses-tu ?
Ils occuperont nos terres et nous passerons pour les sauvages.
Nos corps nourriront leurs enfants, ils en feront leur suprématie morale.
Impunité pour les masques blancs
Victoire et gloire à eux qui crient partout leur courage et leur bonté
Qui brandissent les droits de l'homme
Qui ont massacré mon peuple
Ils sont assis sur un fumier de vols, de meurtres, de trahisons, d'usurpations
Regarde, masque blanc, tes livres réécrivent l'Histoire pour ton profit
Au lieu d'accuser tes voisins, regarde ton propre charnier, nettoie si tu peux l'abominable
Ouvre bien grand tes yeux sur la pourriture sur laquelle tu fondes tes valeurs
Et ose maintenant civiliser le monde, oui, ose !
texte: tigrou => verslisants pour un journal 100% gratuit et 100% littéraire
Blanc le masque de l'horreur
Qui déchire le ciel de cendres de l'aube
Frappe la terre ensanglantée de maïs piétiné
Transperce la chair de flèches atrophiées
Ça court, ça crie, ça meurt. Tout devient flammes, flammes et sang. Le rouge fuit dans une fumée hurlante, tout tourne.
Il faisait nuit, leurs torches font le jour pour le malheur et la mort.
Leur soleil est celui de notre dernier jour, nous l'alimentons.
La fumée est grasse des corps calcinés.
Blanc le masque de l'horreur
Ouvert sur les portes de la folie de fer
Les arbres, nos frères, les gens tombent chacun son tour
Epousent la terre pour se libérer de la terreur
Les cris se sont éteints avec mon peuple, ces hommes pâles sont repartis comme ils étaient venus, dans leurs chariots de haine, faisant le silence derrière eux.
Ils enfermeront les restes de nous, étoufferont ce qui braisait encore sous les morceaux inertes. Les têtes se sont courbées, nous aimons nos enfants, nous les préférons enchaînés mais vivants, nous sommes peut-être faibles, qu'en penses-tu ?
Ils occuperont nos terres et nous passerons pour les sauvages.
Nos corps nourriront leurs enfants, ils en feront leur suprématie morale.
Impunité pour les masques blancs
Victoire et gloire à eux qui crient partout leur courage et leur bonté
Qui brandissent les droits de l'homme
Qui ont massacré mon peuple
Ils sont assis sur un fumier de vols, de meurtres, de trahisons, d'usurpations
Regarde, masque blanc, tes livres réécrivent l'Histoire pour ton profit
Au lieu d'accuser tes voisins, regarde ton propre charnier, nettoie si tu peux l'abominable
Ouvre bien grand tes yeux sur la pourriture sur laquelle tu fondes tes valeurs
Et ose maintenant civiliser le monde, oui, ose !
texte: tigrou => verslisants pour un journal 100% gratuit et 100% littéraire



